vendredi 30 mars 2007
Toujours debout ! Chapitre 1.21 - 1.24
Par Nera, vendredi 30 mars 2007 à 14:32 :: Toujours debout! - Fantasy - Erekh
Remarque : ce texte est un extrait de Toujours debout ! dont le début est ici.
1.21
« Tu as trouvé ce que tu voulais ? » demanda Axelle.
Elle était allongée sur le ventre, entièrement nue, et elle lisait un livre.
« Oui, répondit Kalia. Mais un ivrogne m’a mordue.
— Quoi ? demanda la démone en s’asseyant. Fais moi voir ça. »
L’elfe s’assit à côté de son amie et retira sa chemise. Le vêtement avait été percée par les dents du vagabond, mais avait au moins partiellement protégé la peau.
« Ça saigne un tout petit peu. Ça n’a pas l’air grave, mais il faudrait mieux désinfecter.
— J’ai demandé un peu d’alcool à Julie. Tu peux me le mettre.
— Bien sûr, fit Axelle en attrapant la bouteille. Il faut aussi qu’on montre ton autre blessure à un médecin.
— Oui », admit Kalia tandis que son amie appliquait un morceau de tissu imbibé sur sa blessure. « Qu’est-ce que tu lisais, au fait ?
— Un livre sur la ville », répondit la jeune femme en commençant à déboutonner le pantalon de son amie. « Il traînait par là.
— Il n’y a rien d’autre ?
— Comme livres ? Je ne crois pas. De toutes façons, je pense que tu ferais mieux de boire ta potion et te coucher.
— Il n’est pas tard.
— Je n’ai pas dit qu’on devait dormir tout de suite. Cela dit, tu as besoin de sommeil. Tu ressembles à une mort-vivante. »
Axelle l’ignorait, mais, sur ce point, les choses n’allaient pas s’améliorer, même après une bonne nuit de sommeil.
1.22
Anthony avait dispersé ses hommes par groupes de trois tout autour de la place. Dans un premier temps, ils devaient en interdire l’accès aux passants.
Nathan Delanuit, lui, avait entassé des objets en or ou en argent au milieu de la place.
« Vous comptez faire quoi, avec ça ? demanda le capitaine en s’allumant une cigarette.
— Les zombies sont attirés par ce qui brille. Plus encore que par la chair fraîche. Ça les distraira, vos hommes n’auront qu’à les éliminer.
— J’espère que ce sera aussi simple que vous le dites. Quand est-ce que vous commencez ?
— Plus que quelques minutes, monsieur, et je suis prêt. »
1.23
Elle entra dans la ville par la porte du Nord, qui n’était plus gardée depuis des années, puisqu’elle ne menait guère qu’à la mine.
Elle erra quelques minutes dans les rues, cherchant quelque chose à manger. Puis, subitement, un nouveau désir supprima sa faim.
Elle sut alors qu’elle devait se rendre vers la grand place.
1.24
Kalia se réveilla et s’assit sur le lit. À côté d’elle, Axelle dormait.
Il faisait noir dans la pièce, mais elle y voyait parfaitement. C’était courant pour la plupart des elfes, mais Kalia n’était pas la plupart des elfes, et, en plus d’être légèrement myope, elle n’était absolument pas nyctalope.
Elle décida donc qu’il devait s’agir d’un rêve, impression confortée par le fait qu’un certain nombre de détails clochaient.
D’abord, elle ne ressentit rien lorsqu’elle s’appuya sur son bras blessé pour se lever, alors que cela aurait dû lui arracher un cri de douleur. Le sens du toucher ne fonctionnait pas vraiment dans les rêves.
Ensuite, il y avait Axelle. La jeune femme semblait normale de prime abord, mais la jambe qui n’était pas couverte par le drap lui inspirait un appétit beaucoup plus culinaire que sexuel, ce qui, elle en était presque sûre, ne lui arriverait certainement pas si elle était éveillée.
Pour finir, il n’y avait que dans les rêves qu’on se sentait irrésistiblement attiré vers un endroit précis.