dimanche 5 août 2007
Créatures de rêve
Par Nera, dimanche 5 août 2007 à 01:17 :: Nouvelles - Textes - Fantastique - Alys
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
dimanche 5 août 2007
Par Nera, dimanche 5 août 2007 à 01:17 :: Nouvelles - Textes - Fantastique - Alys
dimanche 3 juin 2007
Par Nera, dimanche 3 juin 2007 à 13:07 :: Nouvelles - Textes - Fantasy - Erekh
vendredi 6 avril 2007
Par Nera, vendredi 6 avril 2007 à 18:29 :: Textes - Alys
Petite nouvelle sans prétention écrite après je ne sais plus quel évènement ou remarque qui m'avait un poil énervée.
mardi 13 mars 2007
Par Nera, mardi 13 mars 2007 à 01:19 :: Nouvelles - Textes - Urban-fantasy - Alys
Cette nouvelle entre le fantastique et l'Urban-fantasy est la première que j'ai écrite à impliquer Alys (et ça ne doit pas être la meilleure).
En plus d'être disponible intégralement ci-dessous, elle est téléchargeable en <a href = "http://reveries.info/courtes/dl/dehors/dehors.pdf">PDF</a> et en <a href = "http://reveries.info/courtes/dl/dehors/html/dehors.html">HTML</a>.
vendredi 22 décembre 2006
Par Nera, vendredi 22 décembre 2006 à 01:37 :: Textes
Le gros bonhomme rouge est descendu par la cheminée et s'est dirigé vers le sapin, dans l'obscurité presque totale. Il n'y avait que la guirlande lumineuse qui clignotait. Moi, j'étais planquée dans l'ombre à l'autre bout de la pièce, à moitié derrière une étagère.
« Ho, ho, ho», il a fait en posant sa hotte et en fouillant les cadeaux.
J'ai fait trois pas vers lui ; il s'est retourné. J'ai levé mon flingue et je lui ai dit bonjour.
« Salut, Saint-ni-Cola.
- Ho, ho, ho. Ce n'est pas très sage. Tu ne vas pas avoir de cadeau cette année.
- Sans blague ?
- Je n'ai rien pour une petite fille, pour cette maison.
- Ha ! j'ai fait en m'approchant un peu plus. Ça m'étonne pas. J'ai pas toujours été une petite fille.
- Oh ! il a fait en comprenant soudain. Je dois avoir ton cadeau, alors. Pose ton arme.
- Mon cadeau, tu peux te le mettre où je pense. Avec tes emballages roses pour les filles et bleus pour les garçons. La voiture téléguidée pour le futur beauf et le faux fer à repasser pour la futur bobonne. Le G.I. Joe et la poupée Barbie. Le flingue et le service à dînette. C'est déjà assez pénible normalement, mais quand en plus tu te sens pas du bon genre, c'est carrément lourd.
- Ho, ho, ho. Alors c'est juste parce que les cadeaux n'allaient pas ?
- Y'en a qui vont», j'ai répliqué en appuyant sur la détente, ajoutant un gros flocon rouge sur le mur blanc qui se trouvait derrière le père Noël. «Le flingue, je crois que je vais le garder.»
Bon, Noël me rend pas super joyeuse, je dois bien dire. Alors je vais me contenter de signaler le communiqué de presse des panthères roses pour la campagne contre les jouets sexistes à Noël, dont j'ai d'ailleurs honteusement piqué un slogan pour le titre de ce billet.
Et puis, bonnes fêtes quand même :)
samedi 18 novembre 2006
Par Nera, samedi 18 novembre 2006 à 23:25 :: Textes
Histoire de m'amuser un peu avec le micro de mon baladeur mp3, je me suis amusée à lire Pirate! (surtout parce que c'est ma «nouvelle» la plus courte) et à jouer aussi un peu avec audacity au passage.
Au final, ça donne ça. Je me suis amusée à changer les «pitches» pour les différentes voix, ce qui... ne rend pas super bien, en fait. Et puis, je ne suis pas franchement douée pour ce genre de trucs, je crois :)
jeudi 26 octobre 2006
Par Nera, jeudi 26 octobre 2006 à 23:31 :: Textes
Voilà une scène introduisant l'héroïne de mon peut-être prochain roman (si je n'écris pas la suite d'Elfe noire, démon rouge avant, mais je suis un peu fâchée avec Kalia en ce moment). Je ne sais pas si je vais la garder, mais pour l'instant je l'aime bien, malgré, comme à chaque fois que je n'écris pas dans un univers de «Fantasy», la présence d'un certain nombre de libertés prises par rapport à la «réalité»
Sexe : M ; c’est ce qu’on pouvait lire sur le passeport passablement froissé et imbibé d’essence qui servait présentement à boucher une bouteille en verre remplie du même liquide.
Avec précaution, Alysse appuya le bout incandescent de sa cigarette sur le M et regarda ses papiers prendre feu.
Puis elle lança la bouteille en verre vers une fenêtre du premier étage de la mairie, et s’écarta avant de voir ce que ça allait donner. Elle l’apprendrait en lisant le journal du lendemain.
*****
L’adjoint au maire avait regardé le jeune transexuel et décrété :
« Je suis désolé, monsieur...
— Mademoiselle.
— ... mais si vous n’avez pas subi l’opération de chirurgie, vous ne pouvez pas...
— En fait, avait protesté Alysse, j’ai été opérée. »
L’adjoint au maire, légèrement contrarié, avait retourné quelques-unes des feuilles qui se trouvaient sur son bureau, puis regardé à nouveau le jeune homme qui voulait être femme. Il ne le trouvait pas très féminin, à vrai dire, et la cicatrice qui lui barrait une partie du visage ne faisait rien pour améliorer l’aspect artificiel qu’avait ce dernier.
« Ce n’est pas mentionné ici.
— J’ai un certificat du médecin, là, avait proposé Alysse.
— Ça n’ira pas. Il faudrait au moins une expertise...
— Une expertise ? Ça veut dire quoi ? Une autopsie ?
— Restez poli, monsieur, s’il vous...
— Mademoiselle !
— S’il vous plaît, reprit l’adjoint en soupirant. Ça n’a rien de personnel. C’est la procédure. »
Alysse était partie en grognant, s’arrêtant juste aux toilettes — celles des femmes — avant de quitter le bâtiment. Elle en avait profité pour ouvrir la fenêtre, dérouler le papier toilette et verser de l’essence dessus.
Ça n’avait rien de personnel. C’était sa procédure à elle.
mardi 17 octobre 2006
Par Nera, mardi 17 octobre 2006 à 23:02 :: Textes
La mémoire de l'eau est le nom d'un principe quelque peu fumeux, censé notamment expliquer le fonctionnement de l'homéopathie, qui dit grosso modo que, même s'il n'y a plus de molécule d'un produit à force de dilution, l'eau qui a été en contact avec cette molécule garde toujours un effet. Ce principe a surtout suscité des controverses à cause d'un article publié dans Nature, désavoué par la suite.
Bref.
Voici une nouvelle qui ne parle pas de ça. Je l'ai écrite il y a quelque chose comme deux ans, et au niveau du style comme du fond il y a un certain nombre de problèmes, mais j'avais tout de même envie de la ressortir du placard. J'espère que ça vous plaira quand même un tout petit peu. C'est du policier un petit peu fantastique (suivant comment on regarde), et ça reprend un personnage du roman Loser, même si l'univers n'est pas vraiment cohérent (en fait, l'univers est vaguement cohérent avec l'univers qu'aurait été celui de Loser si je l'avais réécrit comme je le prévoyais au moment où j'écrivais ce texte, mais j'ai eu la flemme).
mercredi 27 septembre 2006
Par Nera, mercredi 27 septembre 2006 à 12:58 :: Textes
Voilà un petit texte que j'avais écrit une fois, et qui ne vole pas bien haut, mais qui est peut-être amusant. Ou pas.
Le colonel Colin regardait les déserteurs alignés contre le mur lorsqu’il s’aperçut de la présence de la femme, au bord de son champ de vision.
Du moins, il pensait que c’était une femme, mais elle avait un physique plutôt androgyne. Si le colonel Colin ne l’avait jamais vue par le passé, il se serait demandé ce qu’elle faisait là, mais il avait déjà eu l’occasion de la croiser de nombreuses fois sur le champ de bataille. Quand bien même cela n’aurait pas été le cas, le fait qu’elle était appuyée contre une faux dont la lame était au sol aurait pu lui donner une idée de son identité.
Le colonel Colin se rappelait avec beaucoup de détails la première fois qu’il avait vu la Mort. C’était pendant son service militaire, lorsqu’il avait abattu un terroriste du coin qui voulait s’en prendre à son régiment avec un cocktail molotov. Il n’avait aperçu la Faucheuse que pendant peut-être un quart de seconde, mais l’image s’était gravée sur sa rétine à vie, et il n’avait jamais douté de ce qu’il avait vu.
Au cours de sa carrière militaire, il l’avait recroisée à de nombreuses reprises. Pour ce qu’il en savait, il était le seul à être capable de la voir. Il considérait cela comme une sorte de privilège, et aimait à penser qu’il avait une sorte de lien avec elle, peut-être en raison du nombre importants d’ennemis qu’il lui avait envoyé.
Pour cette raison, le colonel sourit brièvement en voyant la Faucheuse assister à l’exécution, puis il se mit à lister les noms des déserteurs et les raisons de leur condamnation.
Ils étaient environ une vingtaine. Non seulement ils avaient refusé de se battre, mais avaient carrément sympathisé avec les soldats ennemis. Le colonel prononça quelques phrases dont il fut assez fier pour condamner les traîtres à leur patrie, puis il donna l’ordre d’exécution.
Un des condamnés, plus brave ou plus illuminé que les autres, commença à répondre :
« Je pisse sur la patrie ! Tous les hommes sont... »
Mais il n’eut pas le temps de terminer sa phrase car une balle l’atteignit entre les deux yeux, et il s’écroula.
Le colonel jeta un coup d’÷il satisfait et s’apprêtait à donner l’ordre de ramasser les cadavres lorsqu’il entendit :
« ... frères. Si les voleurs qui sont au pouvoir... »
Il y eut de nouvelles détonation, et le condamné qui avait manifestement du mal à mourir se tut à nouveau. Avant de reprendre, en commençant à se relever :
« ... veulent piller un autre pays, qu’ils le fassent... »
Nouvelle salve. Le colonel constata avec horreur que l’homme n’était pas le seul à se relever, mais que tous les condamnés semblaient encore en vie, malgré les trous dans leur peau et le sang qui coulait de partout.
« ... eux-même », termina l’homme, non sans difficulté, car une balle lui avait perforé la gorge.
Il était maintenant debout, tandis que les autres condamnés finissaient de se relever. Un certain nombre des soldats qui avaient assisté au spectacle avaient déjà lâché leur arme et pris leurs jambes à leur cou.
Le colonel Colin alla se planter en face de la Mort, qui était toujours appuyée contre sa faux, et lui demanda :
« Bon sang ! Qu’est-ce qu’il se passe ? Pourquoi ils ne meurent pas ?
— Vous pouvez me voir ? demanda la Mort, manifestement étonnée.
— Évidemment, sinon je ne vous parlerais pas ! s’emporta le colonel. Qu’est-ce qu’il se passe ?
— Il se passe, expliqua calmement la Mort, que je suis en grève.
— Quoi ? fit le colonel. Vous ne pouvez pas !
— Si, je peux. Vous savez combien de morts vous m’avez envoyés depuis les cinq dernières années ? Vous avez idée du travail que ça demande ? Alors, voilà. Je suis en grève. »
Les morts, ou en tout cas ceux qui auraient du l’être, s’approchaient lentement du colonel, mais celui-ci ne leur prêta pas attention.
« Vous n’avez pas le droit ! s’emporta le colonel alors qu’un non-mort posait sa main sur mon épaule. Je vous ordonne de reprendre le travail !
— Oh ? fit la Mort. Vous m’ordonnez ? Dans ce cas, d’accord. »
Elle s’empara de sa faux au moment précis ou un non-mort mordait le colonel au cou.
*****
Au front, comme ailleurs, les morts se lèvent maintenant en masse. Les deux armées ont commencé à reculer, déconcertés. Il est difficile de dire comment les choses vont tourner. Peut-être que les deux armées, hier ennemies vont s’allier pour éliminer leurs morts, ou peut-être qu’une entité supérieure réussira à convaincra la Mort de reprendre le travail.
En attendant, celle-ci se trouve plutôt heureuse, au milieu de tous ces cadavres ambulants, parce que, même s’ils n’ont pas énormément de conversation, au moins ils semblent la voir, ce qui est toujours mieux qu’avant.
Parfois, enthousiasmée par sa toute nouvelle liberté, la Mort lève sa faux en l’air et crie :
« Tous ensemble ! Tous ensemble ! »
Et les morts répondent en choeur quelque chose comme :
« Huurrr, hurrrr ! »
lundi 3 avril 2006
Par Nera, lundi 3 avril 2006 à 17:31 :: Textes
Je suis désolé, j'ai encore pris énormément de retard. Bon.
Je ne suis toujours pas en mesure de mettre en ligne un nouvel épisode, aussi voilà une petite nouvelle pour patienter.