Rêveries

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samedi 6 octobre 2007

Neil gaiman : Jouons à être toi

Jouons à être toi (A game of you) en anglais est un comics faisant partie de la série Sandman, écrit par Neil Gaiman (et illustré par Shawn McManus, Colleen Doran, Bryan Talbot, George Pratt, Stan Woch et Dick Giordano). C'est le cinquième volume de la série, et il a été publié en anglais en 1993 et en français en 2006.

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vendredi 21 septembre 2007

Scott Lynch : Les mensonges de Locke Lamora

«Les mesonges de Locke Lamora» (titre original : The lies of Locke Lamora) est un roman de Fantasy publié en 2007 aux éditions Bragelonne. C'est le premier tome d'une série («Les salauds gentilhommes»), mais ça peut se lire fort bien comme un roman indépendant.

Pour résumer ce bouquin en une phrase : c'est un mélange de Arsène Lupin et de Fantasy. Et c'est bien.

Ce qui est bien, c'est que le style comme l'histoire sont prenantes. On suit donc «les salauds gentilhommes», et en particulier Locke Lamora, qui préparent un gros coup. Évidemment les choses vont se compliquer...

Et en fait, on ne peut pas lâcher le bouquin. Sérieusement, je pense que c'est le meilleur roman de fantasy que j'ai lu récemment, même si ça ne veut pas dire grand-chose vu que j'en lis pas tant que ça en fait. Le seul truc qui m'a légèrement déçue c'est la fin du bouquin puisque, sans trop vouloir «spoiler», j'ai trouvé qu'il y avait un peu une surenchère dans les enjeux qui n'apportait pas grand-chose. Alors certes ça reste loin de ce que c'est dans le reste de la Fantasy («si nous échouons, le monde sera détruit»), et cela plaira peut-être à certains, mais j'ai trouvé ça un peu inutile.

Cela dit ça reste un super bouquin, j'espère que le second sera aussi bien. Je suis toujours assez sceptique sur les séries en 7/12/42 tomes mais si ça reste une histoire indépendante comme le premier ça promet d'être sympathique.

		

vendredi 9 février 2007

Richard Morgan - Carbone modifié / Anges déchus / Furies déchaînées

Je me rends compte que je n'ai encore jamais parlé de Richard Morgan, alors que c'est bien un des auteurs de science-fiction que j'ai vraiment appréciés dernièrement (il faut dire aussi que je n'en ai pas lu tant que ça, mais chut), en particulier pour sa «trilogie» centrée autour de son personnage, Takeshi Kovacs.

Je mets entre guillemets parce qu'on ne peut pas vraiment dire que ce soit une trilogie, vu qu'il s'agit de trois romans différents, indépendants, ayant des histoires différentes et se déroulant sur des planètes différentes. Il n'y a donc que le héros et l'univers qui restent le même.

Carbone modifié

Carbone modifié se déroule sur Terre, dans un futur relativement lointain où l'humanité a découvert un semblant d'immortalité, puisqu'une pile corticale permet de transférer la conscience d'une personne dans un autre corps. Semblant d'immortalité... réservé aux riches qui peuvent se payer un nouveau corps, et même des copies de leurs «âmes».

Takeshi Kovacs, ancien «Diplo» devenu plus ou moins bandit, se voit offrir par un de ces riches immortels un nouveau corps en échange de ses services : il doit découvrir comment... son employeur est mort, puisque, s'il a pu être «rescussité», il a perdu les souvenirs depuis la dernière «sauvegarde».

Kovacs va donc mener une enquête musclée dans un univers sombre, mêlangeant policier noir et science-fiction.

Anges déchus

Dans le roman suivant, Takeshi Kovacs, sur une planète en guerre, va, avec l'aide d'un petit groupe, chercher à ouvrir un portail dimensionnel menant à un vaisseau de Martiens, une vieille civilisation extra-terrestre disparue.

Cette fois-ci on sort du régistre policier, et on a quelque chose qui mélange guerre, archéologie, tout en gardant un aspect «Thriller».

Furies déchaînées

Dans le troisième tome, Takeshi Kovacs est de retour sur sa planète natale, Harlan, et est au départ engagé dans une vengeance contre un ordre religieux qui fait penser aux «islamistes». Il va ensuite s'engager, pour fuire, dans un groupe de mercenaires chargé d'éliminer des vieilles armes électroniques conscientes. Mais cela ne sera pas suffisant puisque les puissantes familles au pouvoir sur la planète engagent, pour l'éliminer, rien moins d'autre qu'une ancienne version de lui-même. Si l'on ajoute la rumeur de la réapparition d'une vieille révolutionnaire morte il y a quelques siècles, Quellcrist Falconer, on a une intrigue complexe mais fort palpitante.

Mon avis

Dans ces trois romans, Richard Morgan arrive à mêler de la science-fiction à l'univers assez noir à des histoires originales qui tirent justement partie de cet univers, tout en étant facile à lire et surtout bourré d'action. Je mettrais peut-être un petit bémol concernant ce dernier point, parce qu'il y a peut-être parfois une légère tendance à en avoir un peu trop, que ce soit dans la violence un peu gore ou dans les quelques scènes de sexe torrides qui n'apportent pas toutes grand-chose à l'histoire (enfin, j'ai trouvé, en tout cas). Rien de bien dramatique cela dit :o)

Ce que j'ai bien aimé surtout, c'est le côté, disons, «social» ou politique de l'histoire, avec les magouilles des puissants, mais aussi l'ombre de Quellcrist Falconer, qui est dans l'univers une vieille révolutionnaire morte il y a quelques siècles critiquée pour son côté violent. Ce dernier point est présent en filigrane dans les trois tomes mais particulièrement dans le trois, et interroge de manière intéressante sur la nécessité de la violence.

Et une petite citation que j'adore vraiment, qui vient de Carbone Modifié et est censée être issue de cette Quellcrist Falconer :

The personal, as everyone's so fucking fond of saying, is political. So if some idiot politician, some power player, tries to execute policies that harm you or those you care about, take it personally. Get angry. The Machinery of Justice will not serve you here - it is slow and cold, and it is theirs. Only the little people suffer at the hands of Justice; the creatures of power slide out from under with a wink and a grin. If you want justice, you will have to claw it from them. Make it personal. Do as much damage as you can. Get your message across. That way you stand a far better chance of being taken seriously next time. Of being considered dangerous. And make no mistake about this: being taken seriously, being considered dangerous, marks the difference - the only difference in their eyes- between players and little people. Players they will make deals with. Little people they liquidate. And time and again they cream your liquidation, your displacement, your torture and brutal execution with the ultimate insult that it's just business, it's politics, it's the way of the world, it's a tough life, and that it's nothing personal. Well, fuck them. Make it personal.

Quellcrist Falconer, Things You Should Have Learned by Now. Volume II

Soit, en français:

La sphère personnelle, comme chacun se complait à le dire, est politique. Donc, si un crétin de politicien , ou un drogué de puissance, essaye de se la jouer politique pour vous faire du mal, à vous ou à ceux que vous aimez, PRENEZ-LE PERSONNELLEMENT. Mettez-vous en colère. La justice ne vous servira à rien, elle est vieille, lente et elle leur appartient. Seuls les petits souffrent dans les mains de la justice ; les créatures de pouvoir s'effacent avec un clin d'oeil et un rictus. Si vous voulez la justice, vous devrez la leur arracher. Considérez que l'affaire est PERSONNELLE. Faîtes autant de dégâts que possible. FAÎTES PASSER VOTRE MESSAGE. Ainsi, vous aurez plus de chance d'être pris au sérieux la prochaine fois, ou d'être considéré comme dangereux. Et ne vous trompez-pas : être pris au sérieux, être considéré comme dangereux est la SEULE différence à leurs yeux entre les joueurs et les petits. Ils passeront des marchés avec des joueurs. Ils liquideront les petits. Et vous verrez : ils enroberont votre liquidation, votre déménagement, votre torture, votre exécution brutale de la pire justification qui soit : « Les affaires sont les affaires ; tout ça est politique ; c'est ainsi que tourne le monde, la vie est dure et N'Y VOYEZ RIEN DE PERSONNEL. » Qu'ils aillent se faire mettre. Rendez l'affaire personnelle.

mercredi 7 février 2007

Trois petits points

Le webzine Trois petits points se lance avec un nouveau site web et, surtout, la sortie du numéro zéro. On y trouve donc quatre excellents textes, dont un de moi (d'ailleurs c'est la première fois que je suis publiée dans un webzine, fut-ce un numéro zero, ça se fête).

Le seul truc qui me vexe un peu, c'est que je crois que ma nouvelle a été un peu coupée. Il faudra que je poste la version longue.


Et du coup, j'en ai profité pour rajouter un peu des liens sur ce blog parce que c'était un peu rachitique. Si vous en avez d'autres, vous pouvez les laisser en commentaire.

samedi 28 octobre 2006

Changer de sexe (Alexandra Augst-Merelle et Stéphanie Nicot)

Changer de sexe - Identités transexuelles (Alexandra Augst-Merelle et Stéphanie Nicot, préface de Martin Winckler) éditions Le Cavalier Bleu

Bon, ça sort un peu du registre fantasy-SF, mais je ne résiste pas à l'envie de parler ici de ce bouquin.

Comme son nom l'indique, il parle des transexuels et des transgenres, et en particulier des transexuels homme vers femme (alias mtf). On y apprend un certain nombre de choses, notamment concernant le niveau relativement déplorable de la France à ce sujet (que ce soit au niveau de la mention du sexe sur les papiers qu'il est très dur de faire changer[1], du suivi psychiatrique ou de la qualité des opérations chirurgicales (en quatre mots, vaut mieux aller ailleurs)) ou sur comment peut se vivre un tel changement. Un livre très instructif donc, avec quand même deux petits bémols : d'abord, lutilisation de terme pas toujours évidents (certes il y a la présence d'un glossaire à la fin auquel il est possible de se référer pour les termes liés au "transgenderisme" [2] ou au milieu LGBT, mais il y a aussi des termes juste'' compliqués sans explication, genre «anhédonie», franchement, vous saviez ce que c'est vous ?) et ensuite, le prix un peu élevé.

Malgré ça, je le recommande chaudement, même si vous n'avez pas l'intention de changer de sexe.

Notes

[1] Et uniquement depuis que la France a été condamnée par la cour européenne des droits de l'homme

[2] Ça pour le coup, je sais pas quel est l'équivalent français

dimanche 15 octobre 2006

A hat full of sky (Terry Pratchett)

A hat full of sky (Terry Pratchett), éditions Corgi, roman de fantasy «jeunesse»

Pour continuer dans les critiques de livres, et vu que j'avais précédemment parlé de Les ch'tits hommes libres (The wee free men en anglais) et de Wintersmith, deux romans du disque-monde impliquant Tiffany Aching (alias Tiphaine Patraque dans la version française), voici donc «A hat full of sky», qui se déroule entre les deux.

Tiffany Aching est donc une jeune sorcière, accompagnée des Nac Mac Feegles, gnomes bleus qui aiment boire, voler, se bagarrer, et faire les trois en même temps, qui envoyée en apprentissage chez Miss Level. Malheureusement pour elle, quelque chose veut prendre possession de son corps et de son âme (un hiver en anglais, je pense qu'on pourrait traduire par «ruchier» mais j'y mettrais pas ma main à couper).

Bon, je ne sais pas trop quoi dire sur ce roman que je n'ai pas dit pour les autres tomes, à savoir en deux mots que c'est super bien. Pour détailler un tout petit peu quand même, j'aime bien l'approche intéressante sur les relations entre sorcières. Seul bémol peut-être, j'ai trouvé que la «menace» n'était pas si effrayante que ça (mais c'est peut-être aussi parce qu'il s'agit d'une relecture, donc forcément, quand on sait comment l'héroïne s'en sort...). C'est peut-être que, l'«adversaire» étant «surnaturel» (c'est aussi le cas pour les deux autres tomes de la série, d'ailleurs, mais je trouve qu'ils sont plus proche de l'humanité), on peut difficilement s'intéresser à lui, à ses motivations, etc, contrairement à beaucoup d'autres tomes du disque-monde où l'opposition «protagonistes-antagonistes» est, je trouve, plus prenante.

Cela dit, ça reste un super bouquin.

Les neiges du deshonneur - Hawk & Fisher V (Simon R. Green)

Les neiges du déshonneur - Hawk & Fisher V (Simon R. Green), éditions Bragelonne, roman de fantasy policière.

Le précédent volume que j'avais lu de cette série (qui n'est pas chronologiquement le volume précédent celui-ci, mais j'ai des difficultés fondamentales à lire des romans d'une série dans l'ordre) m'avait laissé une impression mitigée, mais j'ai quand même retenté l'expérience, parce que j'aime bien la «fantasy policière».

Dans ce tome là, Hawk et Fisher enquêtent d'abord sur une histoire de drogue, avant d'inquiéter un criminel qui a le malheurs d'avoir des amis hauts placés, et de se faire quelque peu réprimander, puisqu'ils sont séparés. Tandis qu'Hawk continue semi-officiellement son enquête et doit trouver la drogue, Fisher est affectée à la protection de négociations importantes entre deux pays. Mais les choses ne seront pas si faciles puisqu'il semblerait qu'il y ait un traître dans la garde et, pire, que toutes les pistes désignent Fisher.

J'ai préféré ce roman au «Tueur de dieux», et j'ai plus accroché à l'histoire. Malheureusement, il souffre encore des mêmes défauts que celui-ci : quelques problèmes sur le fond (j'aurais trouvé l'histoire plus prenante si je m'étais vraiment demandé si Fisher était la traîtresse et si j'avais été un peu plus surpris par les rebondissements) et sur la forme (j'ai trouvé le style un peu lourd, avec encore une fois quelques répétitions).

Bref, ça reste un roman intéressant, agréable à lire, mais pas non plus transcendant.

mardi 10 octobre 2006

Wintersmith (Terry Pratchett)

Bon, il commence à plus y avoir que des «critiques» de bouquin sur ce blog, mais tant pis.

«Wintersmith» (qui, si je ne me gourre pas trop, se traduirait en français par quelque chose comme «le faiseur d'hiver») est le dernier paru (en anglais) de Terry Pratchett et est le trentième livre prenant place dans le Disque-monde. C'est la suite de «The wee free men» (sorti en français sous le nom «Les ch'tits hommes libres») et de «A hat full of sky» (pas encore traduit en français), et j'aurais tendance à dire qu'avoir lu les deux précédents est plutôt recommandé.

On retrouve donc Tiffany Aching (Tiphaine Patraque en français), qui se retrouve cette fois-ci confrontée à l'esprit de l'hiver, qui s'est mis en tête de l'épouser. Sans dévoiler l'histoire, on peut révéler qu'on retrouvera les protagonistes des deux romans précédents, c'est à dire les Nacs Mac Feegle, Miss Tique, Mémé Ciredutemps, etc., qui sont toujours aussi truculents[1]. Le roman est, comme toujours (pour ceux de Pratchett, s'entend) très agréable à lire, passionnant, et, bref, excellent.

Je pensais, au départ, ne pas trop accrocher à la série des Tiffany/Tiphaine. Et je dois bien dire que je me suis magistralement planté ^ ^

Notes

[1] J'avoue, je maitrise pas le sens de ce mot, mais ça fait classe

vendredi 6 octobre 2006

Lectures en vrac

Ce billet regroupe quelques «critiques» (c'est un bien grand mot) que j'avais posté sur mon vieux blog :

Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants (Terry Pratchett)

Un nouveau Pratchett est sorti en français : "Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants", reprenant de très loin l'histoire du flutier et de ses rats : là, le flutier est un enfant, les rats sont de mise avec lui, et Maurice le chat organise le tout. Ils débarquent dans un nouveau village et.. tout ne va pas se passer comme prévu. Un bouquin qui parait orienté vers les enfants, mais en fait pas tant que ça. Bien sympa, vraiment, même si c'est un peu cher...

La vérité (Terry Pratchett)

Donc, "La Vérité" est sorti en français et raconte, pour simplifier, l'histoire d'un jeune homme, William Des Mots, qui va se retrouver journaliste. Du coup, lorsqu'un complot s'attaque au patricien d'Ankh-Morpork, il va se lancer dans une enquête.

Bon, je suis toujours aussi nulle pour faire des résumés, y'a pas de doute, mais Pratchett est toujours aussi bon pour faire des histoires, lui, alors voilà, c'est bien, ça parle d'un thème intéressant, c'est super bien écrit, et l'histoire est assez prenante (même quand on l'avait déjà lu en anglais (+:).

Donc tout ça pour dire que c'est un -ain de bon bouquin.

Pour en finir avec le sexisme (Guillaume Carnino)

Une fois n'est pas coutume, je vais parler d'un petit bouquin, «Pour en finir avec le sexisme», de Guillaume Carnino, paru aux Éditions L'Échappée.

Il est bien écrit, il est assez court, il est pas compliqué, et il explique bien à la fois la hiérarchisation entre sexes et la construction de ces sexes par la société dès le plus jeune âge (et même avant la naissance). Il y a beaucoup d'exemples, c'est vraiment pas dur à lire (c'est le tout premier livre que je lis sur ce sujet et j'ai pas eu du mal), et je pense qu'il y a un certain nombre de personnes qui gagneraient à le faire.

Un petit garçon ne pleure pas !", "Une petite fille ne doit pas se salir !"

"Oh, qu'il est costaud !", "Oh, qu'elle est mignonne !"

"C'est un séducteur, quel Don Juan!", "C'est une séductrice, quelle salope !"

Souvent jugées innées, les différences entre hommes et femmes sont fabriquées par une société sexiste. En faisant un panorama des situations et domaines dans lesquels s'opère la construction sociale du masculin et du féminin (petite enfance, jeux, école, sexualité, famille, publicités, travail, etc.), ce livre questionne les racines de la domination des hommes sur les femmes. Il propose des pistes théoriques et militantes pour remettre radicalement en cause les fondements du sexisme et du patriarcat.

Hommage à la Catalogne (George Orwell)

Ce livre, écrit en 1938, raconte ce qu'Orwell a vécu en Espagne en 1937, et notamment son combat contre les franquistes mais aussi et surtout la terrible répression stalinienne dans le camp républicain qui le conduira à devoir quitter le pays. C'est un texte qui est assez facile à lire et captivant, tout en donnant une analyse intéressante et bien documentée de la situation politique. Dommage qu'il ne parle pas beaucoup de la période 36 et notamment du soulèvement franquiste et de la résistance qui a suivi (ce qui est un peu normal étant donné qu'il n'était pas encore en espagne, je dis pas, mais quand on est un peu nulle en histoire ça manque un peu :p)

Des trois livres que j'ai lu d'Orwell, c'est mon préféré. Il est à noter qu'il a inspiré le film «Land and Freedom», de Ken Loach, que je recommande également :)

La ferme des animaux (George Orwell)

La ferme des animaux raconte l'histoire d'une ferme où les animaux se révoltent et prennent le pouvoir. Rapidement les cochons, dirigé par Napoléon, reprennent le pouvoir et se remettent progressivement à exploiter les animaux comme lors du temps des humains, voire pire.

Ce conte est une métaphore de la révolution russe, et la plupart des animaux symbolisent un personnage ou groupe de personnage : Staline, Trotski, etc. Là aussi, Orwell critique le stalinisme ; si la métaphore politique est bien, il y a quand même un défaut : du coup, on sent venir la fin :p

1984 (George Orwell)

Bon, 1984 est sans doute le plus connu, et il n'y a pas vraiment besoin de le présenter. Là encore, Orwell critique le totalitarisme ; ceci dit, si on retient souvent du bouquin principalement le côté "flicage" et caméras (enfin, écrans qui marchant dans les deux sens) partout, personellement j'ai surtout trouvé intéressant l'aspect manipulation : les trois pays passent leur temps à se faire la guerre sans qu'aucun ne gagne ni ne perde pour pouvoir contrôler leurs populations, l'histoire est réecrite quotidiennement, il y a une minute par jour dédiée à la haine d'un grand méchant terroriste, et même la langue est destinée à empêcher les gens de penser. Je trouve cet aspect là encore bien plus effrayant que l'espionnage en permanence.

Garrett Détective Privé (Glen Cook)

J'ai découvert relativement récemment Glen Cook, qui a notamment écrit la Compagnie Noire.

Personellement, j'ai surtout aimé une autre de ses "series" : Garrett, Détective Privé (ou, en tout cas, les trois premiers tomes sortis en France - je n'ai pas encore essayé de m'attaquer à ceux en VO).

C'est un mélange, en gros, d'Heroic-fantasy et de polar. Le héros est Garrett, un détective privé qui enquête sur différents cas ,accompagné d'acolytes divers comme Morlet, un elfe végératien et bourrin. Au niveau de l'ambiance, ça m'a fait penser à la série des gardes de Pratchett (Au Guet, etc.), même si, d'un point de vue personnel, j'ai moins aimé le style (mais d'un autre côté, il y a peu de styles que je préfère à celui de Pratchett :p), encore que ça se lise très bien et que l'intrigue est prenante.

Bref, j'aime bien, et je trouve que le mélange polar et fantasy permet de renouveler un peu l'un comme l'autre. D'ailleurs, si des gens connaissent d'autres bouquins du genre, je suis preneuse :) [1]

Notes

[1] Depuis, j'en ai découvert une autre série, voir billet précédent

dimanche 1 octobre 2006

Le tueur de dieux - Hawk & Fisher III (Simon R. Green)

Le tueur de dieux - Hawk & Fisher III (Simon R. Green), éditions Bragelonne, roman de fantasy.

La série "Hawk & Fisher" est de la fantasy policière. Étant donné que j'aime la fantasy, les romans policiers, et en général la fantasy policière, j'ai donc décidé de m'y mettre. Comme ma librairie n'avait pas les deux premiers tomes, j'ai commencé par le trois, mais fort heureusement les différentes aventures de ces deux héros sont indépendantes.

Dans "le tueur de dieux", Hawk et Isobel Fisher, deux gardes vieillissants, mari et femme, sont affectés à la "brigade des dieux" et doivent découvrir qui a assassiné trois divinités. Les deux gardes vont donc enquêter, et utiliser des indices classiques mais aussi parfois "magiques" pour essayer de découvrir l'identité du coupable tout en essayant d'empêcher les émeutes dans la rue des dieux.

Comme j'ai dit plus haut, j'aime bien le prinicipe de mélanger de la fantasy avec du polar, ce qui permet, je trouve, de renouveler les deux genres. Malheureusement, ce roman souffre de quelques lacunes. Le style est parfois un peu lourd (répétitons notamment - mais c'est peut-etre dû à la traduction, vu que les répétitions sont moins gênantes en anglais), les dialogues m'ont à certains moments parus peu "réalistes" et longuets (quand des personnage dévoilent des informations aux enquêteurs notamment), et certaines scènes de combat étaient peut-être en trop. Ce n'est pas vraiment dramatique, à vrai dire, et j'ai quand même lu çarapidement et facilement. Plus gênant peut-être, je n'ai pas été superbement emporté par l'intrigue, qui manque peut-être de rebondissements et de suspens.

Bref, ça reste agréable à lire, mais ça ne me laissera pas de souvenir inoubliable et, dans le genre, j'ai préféré la série "Garrett, détective privé" de Glen Cook ou, mieux encore, la série des gardes de Terry Pratchett.