dimanche 3 juin 2007
Buveur décent
Par Nera, dimanche 3 juin 2007 à 13:07 :: Nouvelles - Textes - Fantasy - Erekh
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dimanche 3 juin 2007
Par Nera, dimanche 3 juin 2007 à 13:07 :: Nouvelles - Textes - Fantasy - Erekh
lundi 2 avril 2007
Par Nera, lundi 2 avril 2007 à 23:21 :: Romans - Fantasy - Erekh
À l'heure actuelle, le roman est en version 0.2 («bêta»), c'est à dire qu'il est terminé mais pas complètement relu. Les remarques ou corrections sont évidemment les bienvenues.
Une version papier est aussi disponible si vous préférez. Pour information, le prix est d'un peu moins de 8 euros, auquel il faut au minimum ajouter 5 euros de port pour la France. Étant donné le caractère «béta» du roman, la version papier est pour l'instant principalement destinée à la relecture.
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Kalia est la seule elfe de la ville à travailler dans la garde, et ça ne lui rend pas les choses faciles. Du coup, elle se contente principalement d'essayer de survivre et cherche en général à éviter les ennuis. Mais un jour elle fait un peu de zèle et rencontre Axelle, une voleuse démoniaque qui va considérablement changer sa vie. Avant de réaliser ce qui lui arrive, elle va se retrouver impliquée dans une affaire qui la dépasse et devra faire avec des orcs révolutionnaires, des nains remontés, un général belliqueux, un vampire schizophrène, une prophétie obscure, une épée sacrée, un Élu au coeur pur, ainsi qu'une multitude d'autres choses potentiellement mortelles mais au nom moins impressionnant. |
Au départ, «Elfe noire, démon rouge» a été publié par épisodes. Si vous avez envie de voir à quoi ressemblait la première version non retouchée, vous pouvez voir la compilation de ces épisodes en PDF ou en HTML.
Un certain nombre de nouvelles se déroulent dans le même univers, Erekh.
Pour ceux que ça intéresse, quelques bonus sont disponibles.
Ce roman est libre. Vous avez le droit de le modifier et de le redistribuer selon les conditions de la General Public License telle que publiée par la Free Software Foundation. Les sources LaTeX ne sont pas disponibles sur le site mais peuvent vous être fournies sur demande par mail.
vendredi 30 mars 2007
Par Nera, vendredi 30 mars 2007 à 14:32 :: Toujours debout! - Fantasy - Erekh
Remarque : ce texte est un extrait de Toujours debout ! dont le début est ici.
1.21
« Tu as trouvé ce que tu voulais ? » demanda Axelle.
Elle était allongée sur le ventre, entièrement nue, et elle lisait un livre.
« Oui, répondit Kalia. Mais un ivrogne m’a mordue.
— Quoi ? demanda la démone en s’asseyant. Fais moi voir ça. »
L’elfe s’assit à côté de son amie et retira sa chemise. Le vêtement avait été percée par les dents du vagabond, mais avait au moins partiellement protégé la peau.
« Ça saigne un tout petit peu. Ça n’a pas l’air grave, mais il faudrait mieux désinfecter.
— J’ai demandé un peu d’alcool à Julie. Tu peux me le mettre.
— Bien sûr, fit Axelle en attrapant la bouteille. Il faut aussi qu’on montre ton autre blessure à un médecin.
— Oui », admit Kalia tandis que son amie appliquait un morceau de tissu imbibé sur sa blessure. « Qu’est-ce que tu lisais, au fait ?
— Un livre sur la ville », répondit la jeune femme en commençant à déboutonner le pantalon de son amie. « Il traînait par là.
— Il n’y a rien d’autre ?
— Comme livres ? Je ne crois pas. De toutes façons, je pense que tu ferais mieux de boire ta potion et te coucher.
— Il n’est pas tard.
— Je n’ai pas dit qu’on devait dormir tout de suite. Cela dit, tu as besoin de sommeil. Tu ressembles à une mort-vivante. »
Axelle l’ignorait, mais, sur ce point, les choses n’allaient pas s’améliorer, même après une bonne nuit de sommeil.
1.22
Anthony avait dispersé ses hommes par groupes de trois tout autour de la place. Dans un premier temps, ils devaient en interdire l’accès aux passants.
Nathan Delanuit, lui, avait entassé des objets en or ou en argent au milieu de la place.
« Vous comptez faire quoi, avec ça ? demanda le capitaine en s’allumant une cigarette.
— Les zombies sont attirés par ce qui brille. Plus encore que par la chair fraîche. Ça les distraira, vos hommes n’auront qu’à les éliminer.
— J’espère que ce sera aussi simple que vous le dites. Quand est-ce que vous commencez ?
— Plus que quelques minutes, monsieur, et je suis prêt. »
1.23
Elle entra dans la ville par la porte du Nord, qui n’était plus gardée depuis des années, puisqu’elle ne menait guère qu’à la mine.
Elle erra quelques minutes dans les rues, cherchant quelque chose à manger. Puis, subitement, un nouveau désir supprima sa faim.
Elle sut alors qu’elle devait se rendre vers la grand place.
1.24
Kalia se réveilla et s’assit sur le lit. À côté d’elle, Axelle dormait.
Il faisait noir dans la pièce, mais elle y voyait parfaitement. C’était courant pour la plupart des elfes, mais Kalia n’était pas la plupart des elfes, et, en plus d’être légèrement myope, elle n’était absolument pas nyctalope.
Elle décida donc qu’il devait s’agir d’un rêve, impression confortée par le fait qu’un certain nombre de détails clochaient.
D’abord, elle ne ressentit rien lorsqu’elle s’appuya sur son bras blessé pour se lever, alors que cela aurait dû lui arracher un cri de douleur. Le sens du toucher ne fonctionnait pas vraiment dans les rêves.
Ensuite, il y avait Axelle. La jeune femme semblait normale de prime abord, mais la jambe qui n’était pas couverte par le drap lui inspirait un appétit beaucoup plus culinaire que sexuel, ce qui, elle en était presque sûre, ne lui arriverait certainement pas si elle était éveillée.
Pour finir, il n’y avait que dans les rêves qu’on se sentait irrésistiblement attiré vers un endroit précis.
lundi 12 février 2007
Par Nera, lundi 12 février 2007 à 22:15 :: Toujours debout! - Fantasy - Erekh
Remarque : ce texte est un extrait de Toujours debout ! dont le début est ici.
1.17
« Merci, fit Kalia tandis que la serveuse versait de l’eau bouillante. Vous gérez cet établissement seule ?
— Oui. Ce n’est pas facile tous les jours.
— J’imagine. Vous êtes la propriétaire ?
— Oh, non. Malheureusement. Mon patron possède un certain nombre d’établissements dans Senela. Mais il refuse d’employer quelqu’un pour m’assister.
— J’espère qu’il ne nous en voudra pas trop d’avoir un peu fait peur à sa clientèle.
— Comment votre amie a fait ça ? Le type qu’elle a soulevé comme une feuille... ce n’était pas franchement un tendre !
— Et bien, répondit l’elfe en souriant, je n’ai pas le droit de vous le dire. Elle me tuerait. »
1.18
Anthony faisait les cent pas dans son bureau, tandis que Nathan Delanuit lui exposait toutes les bonnes raisons qu’il y avait à pratiquer son rituel en plein milieu de la ville.
« Le problème, expliqua le policier, c’est qu’il n’y a pas de couvre-feu. Vos morts-vivants risquent de tomber sur des gens.
— Ce ne sont pas mes morts-vivants, répliqua sèchement le mage. Écoutez, on fera ça vers minuit. Il ne devrait pas y avoir tant de monde dans les rues. Et vous pourriez instaurer un couvre-feu demain. »
Anthony grogna, et sentit qu’il avait perdu la partie.
« Si ça se passe mal, vous en endosserez la responsabilité.
— Bien sûr, capitaine. Ne vous en faites pas. Vous devriez prévenir vos hommes, il leur reste quatre heures pour se préparer. »
Quatre heures, songea le capitaine, qui lui laisseraient à peine assez de temps pour que ses hommes soient prêts. Et largement assez pour se faire un sang d’encre.
1.19
Kalia entra dans la boutique de l’herboriste dont lui avait parlée la serveuse, qui lui avait aussi raconté qu’elle s’appelait Julie, que son père était mort dans la mine six ans plus tôt, et que son frère s’était engagé dans l’armée pour « devenir un homme ». L’elfe avait un petit quelque chose qui faisait que de parfaits inconnus adoraient lui raconter leur vie.
« Bonsoir », lança-t-elle en entrant dans la boutique. Une vieille dame lui tournait le dos, occupée à ranger des fioles sur des étagères poussiéreuses. « C’est encore ouvert ?
— J’ai pas beaucoup de ma clientèle qui se couche au crépuscule, ma mignonne, répliqua l’herboriste sans se retourner. Laisse-moi deviner. Ton problème, c’est que tu n’as pas pris de précaution, et tu voudrais éviter de nous pondre un héritier ?
— Quoi ? demanda l’elfe. Euh... Non ! Non. Je n’ai pas vraiment de risques, de ce côté-là. »
La vieille dame se retourna, et plongea des yeux bleu profond dans ceux de la jeune femme, qui appliqua une tactique éprouvée dans ces cas-là, c’est-à-dire baisser la tête.
« Tu veux quoi, alors ?
— Il me faudrait quelque chose pour bien dormir, s’il vous plaît. J’ai des cauchemars.
— T’as de quoi payer ? »
L’elfe tendit les quelques pièces que lui avait données Axelle. L’herboriste les attrapa sans un mot et sortit une bouteille d’une étagère.
« Une gorgée avant de te coucher. C’est pas bon, mais ça marche.
— Merci. »
Kalia ressortit de la boutique en espérant que le médicament suffirait à lui faire passer une bonne nuit, ce qu’elle n’avait pas eu depuis une éternité. Un peu perdue dans ses pensées, elle ne remarque pas l’homme qui la bouscula légèrement.
« Je suis désolée », fit-elle sans trop savoir si c’était à elle de s’excuser ou à lui, mais partant du principe qu’être désolée ne pouvait pas faire de mal. « Je ne vous avais pas... Aïe ! »
L’homme venait de lui mordre l’épaule. Kalia parvint à le repousser, et il tituba avant de reprendre un peu son équilibre. La jeune femme opta alors pour une autre de ses tactiques éprouvées : la fuite.
1.20
D’un geste lent, sa main se tendit vers la chauve-souris qui lui tournait autour de la tête ; mais elle manquait de réflexes pour réussir à atteindre l’animal.
Elle grogna de dépit, car elle avait toujours faim. Ne sachant pas où aller, elle se dirigea tout droit.
Il se trouvait que, tout droit, il y avait la ville.
lundi 15 janvier 2007
Par Nera, lundi 15 janvier 2007 à 01:05 :: Divers - Fantasy - Erekh
Vu que ce week-end j'avais envie de me la jouer «graphique», voilà un petit dessin censé représenter Kalia[1]. D'au autre côté, vu que je sais pas dessiner...

[1] Pour ceux qui ne suivraient pas, c'est l'héroïne du roman Elfe noire, Démon rouge
lundi 25 décembre 2006
Par Nera, lundi 25 décembre 2006 à 00:00 :: Toujours debout! - Fantasy - Erekh
1.13
Kalia et Axelle entrèrent dans une auberge qui faisait aussi taverne. L’elfe s’y sentit tout de suite tout à fait mal à l’aise, surtout que la clientèle y était très majoritairement masculine et sensiblement alcoolisée.
Son amie, elle, se dirigea directement vers le comptoir.
« Deux bières, s’il vous plaît. Et je voudrais savoir si vous avez des chambres ? demanda-t-elle à la serveuse, une jeune femme rousse.
— Bien sûr. Vous êtes deux ?
— C’est ça.
— J’en ai une avec un lit double », expliqua la serveuse en leur tendant deux verres. « Payable d’avance. »
Axelle resta figée quelques instants, puis fit un grand sourire.
« Oh, oui. Tiens, j’avais oublié ce léger détail.
— On n’a pas d’argent ? demanda Kalia.
— Ben, tu te rappelles qu’on était parties un peu... précipitamment ?
— Hé ! fit un des hommes accoudés au bar. Moi, j’ai une chambre vachement spacieuse.
— Moi aussi, renchérit un autre. Vous êtes célibataires, mesdemoiselles.
— On est... ensemble », répliqua Axelle, aussi froide que la glace.
Il y eut un moment de silence, pendant que les hommes analysaient la signification exacte de la phrase.
« Je pense, confia doucement Kalia à la serveuse, que vous devriez ranger les bouteilles les plus chères. Au cas où.
— Oh ! reprit le premier homme, qui avait enfin compris. Ça ne me gêne pas. Les trucs à trois, ça me va aussi.
— Les trucs à trois, fit un autre, je dis pas. Mais deux filles entre elles, seules ? C’est quand même pas naturel. »
Kalia soupira, puis absorba une gorgée de bière. Elle n’eut pas besoin de se retourner pour savoir, lorsqu’elle entendit un petit choc sourd, qu’Axelle tenait d’une main l’homme par la gorge, contre le mur, et lui sussurrait, en lui regardant avec des yeux verts subitement très menaçants :
« Tu veux que je sois naturelle ? Juste un mot. Vas y. Je meurs d’envie d’être très naturelle.
— Dites demanda Kalia à la serveuse. Les armes interdites en ville, ça s’applique aussi pour les taverniers ? Parce qu’à votre place, j’aurais une arme sous le comptoir, je la sortirais maintenant. Si vous en laissez un attraper une bouteille et l’attaquer physiquement, il risque d’y avoir de la casse. »
1.14
Anthony avait réuni la plupart de ses hommes dans les quartiers de la garde.
« Bien, conclua-t-il. Je vous ai expliqué la situation. Maintenant, monsieur Delanuit va vous parler un peu plus de ces morts-vivants.
— Bonsoir, messieurs, lança le mage. Comme leur nom l’indique, ces monstres sont morts. Ils ne ressentent pas la douleur, et ne mourront définitivement que si vous vous attaquez à la tête. Voilà pour les mauvaises nouvelles. Maintenant, les bonnes. Ils sont stupides, et ils sont lents. Restez en petits groupes et à distance raisonnables, et vous serez en sécurité.
— À ce sujet, compléta le capitaine. Vous allez constituer des groupes de trois. Vous aurez au moins une arbalète dans chaque unité. Comme vous l’avez compris, visez la tête. Dans la mesure du possible, ne vous approchez pas de ces créatures. Je ne veux pas que vous vous sépariez. Comme l’a dit monsieur Delanuit, ils sont lents et stupides ; mais ne commettez pas l’erreur de négliger le danger pour autant.
— Et si on est mordu ? demanda un agent.
— Il faut plus de vingt-quatre heures pour devenir mort-vivant, expliqua le mage. Ça vous laisse le temps de venir me voir. Il existe des antidotes. Mais prévenez-moi impérativement. D’autres questions ?
— Est-ce qu’on aura une prime ? »
1.15
« Voilà votre chambre, fit la serveuse.
— Merci, répondit Kalia.
— Euh... dites. L’argent que vous m’avez donné... Vous l’avez...
— Oh, non, coupa Axelle. Cet homme a insisté pour me le donner. Brave type, il voulait s’excuser.
— Oui... euh... Bien sûr. D’accord.
— Ce serait possible un bain ? demanda Kalia.
— Oh, oui, bien sûr », répondit la serveuse, soulagée de changer de sujet. « Je vais faire chauffer de l’eau. »
1.16
« Vous pouvez me répéter ça ? demanda Anthony.
— Vous avez bien entendu, capitaine. Je dois faire ce rituel au milieu de la grand place.
— Je ne peux pas vous laisser faire ça. C’est trop dangereux.
— Non. Je vais attirer ces créatures. Vos hommes n’auront qu’à les abattre.
— Vous parlez de concentrer ces morts-vivants en pleine ville ! »
Le mage soupira, et se caressa la barbe.
« Ils y sont sans doute déjà, expliqua-t-il. Si je fais ce rituel dans les bois, ça ne servira à rien. Son rayon d’action est limité. Je cherche à protéger les citoyens. C’est tout. »
Anthony grogna. Il n’était pas certain de chercher à protéger les citoyens de la même façon que le mage.
jeudi 12 août 2004
Par Nera, jeudi 12 août 2004 à 23:07 :: Romans - Fantasy - Laura - Erekh
L'énième prophétie est le premier d'une série de textes se déroulant dans le monde d'Erekh. C'est aussi le second impliquant le personnage de Laura.
Cette nouvelle est libre. Vous avez le droit de la modifier et de la redistribuer selon les conditions, au choix, de la Licence Art Libre ou de la GNU General Public License telle que publiée par la Free Software Foundation (version 2 ou, à votre convenance, n'importe quelle version ultérieure).
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