Toujours debout ! Chapitre 1.5 - 1.8
Par Nera, samedi 18 novembre 2006 à 18:03 :: Toujours debout! :: #90 :: rss
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« Bien dormi ? demanda Axelle lorsque Kalia se réveilla.
— Non.
— C’est à cause de ta blessure ? »
L’elfe hocha la tête. Elle avait été blessée au bras, quelques jours plus tôt, mais ce n’était pas très grave.
« Non. C’est juste... des mauvais rêves. Problèmes de conscience.
— À cause de cette fille ?
— Je... oui. C’est ça.
— C’était de la légitime défense. Elle t’aurait tuée. Tu n’as pas à t’en vouloir pour ça.
— Ce n’est pas si... rationnel. Je n’avais jamais tué personne.
— Je sais. Écoute, je pense qu’il te faudrait du repos.
— Ouais.
— Je suis allée en reconnaissance ce matin. On est au bord de la forêt, et on dirait qu’il y a une ville pas très loin. Tu pourras t’y reposer. Te changer les idées. Et il faudrait qu’un médecin voit ta blessure.
— Mais il va encore falloir marcher.
— C’est le dernier jour, répliqua la démone en souriant. Promis. »
1.6
Le capitaine fut, après un quart d’heure d’attente, invité à entrer dans le bureau du bourgmestre. En plus de ce dernier, s’y trouvait un homme d’une cinquantaine d’années à la barbe blanche.
« Bonjour, capitaine. Asseyez-vous. Je vous présente Nathan Delanuit.
— Enchanté.
— Vous vous demandez sans doute pourquoi je vous ai convoqué. Bien. Il semblerait que nous ayons un grave problème. Des mineurs disent avoir vu des morts-vivants...
— Hein ?
— Des zombies, capitaine. Vous en avez déjà entendu parler, je suppose ?
— Bien sûr, monsieur.
— Il semblerait qu’ils soient passés par la montagne. On n’en connaît pas le nombre exact, mais je suppose que vous êtes au courant de l’aspect... contagieux... de leur état ?
— Oui, monsieur.
— Bien. Alors vous comprendrez qu’il faut donner la priorité maximale à cette affaire. Dans un premier temps, il faudrait fermer les portes de la ville. Nous ne voulons pas que tout le pays soit contaminé. Monsieur Delanuit vous assistera. C’est un spécialiste des morts-vivants.
— Un nécromant ? » s’étonna Anthony. Comme la sorcellerie, la nécromancie faisait partie des magies interdites.
« Oh, non, protesta le mage. Les nécromants créent des morts-vivants. Je me contente de les chasser. »
1.7
Lorsqu’elle se réveilla, elle était sous l’eau. Ne sachant ni qui, ni où elle était, elle se contenta dans un premier temps de marcher vers le bord de la rivière.
Si elle avait réfléchi, elle se serait peut-être dit qu’il était quelque peu étrange qu’elle n’ait pas besoin de respirer ; et elle aurait sans doute remarqué que, attachée à ses pieds, il y avait une lourde pierre qu’elle devait traîner.
Mais il faut dire à sa décharge qu’elle ne réfléchissait pas.
1.8
Axelle et Kalia marchèrent lentement, mais elles arrivèrent tout de même aux portes de la ville avant la tombée de la nuit.
« J’espère qu’ils vont me laisser entrer, confia l’elfe.
— J’vois pas pourquoi ils nous emmerderaient. On est des citoyennes respectables. »
Kalia ne répondit pas, jugeant qu’il ne servait à rien d’essayer d’expliquer qu’elles devaient avoir l’air quelque peu sauvage à cause de leur fuite dans les bois, du sang séché sur ses vêtements, sans compter les deux armes imposantes ressemblant vaguement à des arbalètes qu’elles transportaient.
Entrer dans la ville se révéla effectivement quelque peu problématique.
« Les portes sont formées, expliqua un des trois soldats de faction à Axelle.
— Quoi ? s’étonna cette dernière en levant les yeux. Elle m’a l’air tout à fait ouverte, votre porte.
— Euh, ben, c’est-à-dire qu’on n’a pas encore baissé la grille. Mais vous ne pouvez pas entrer. En plus, les armes sont interdites en ville.
— Ça ? demanda la jeune femme. Pas des armes, ça. Juste des souvenirs. »
Le garde grimaça, se demanda comment il devait réagir, et décida que la meilleure chose à faire était de se décharger du problème.
« Restez là. Je vais prévenir mon supérieur. »
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