Rêveries

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mercredi 27 septembre 2006

Fonctionnement

(Mis à jour le 27-09-06)

Qu'est-ce que c'est ?

Ce blog a pour objectif :

  • publier des versions "non définitives" de nouvelles, roman, etc. de Fantasy et Science-Fiction ;
  • parler de l'écriture / lecture dans ces mêmes genres ;
  • donner des actualités concernant Rêveries.

Avant, ce blog était uniquement consacré à «Elfe noire, Démon rouge», un roman d'Heroic Fantasy relativement parodique, publié (si l'on peut dire) par épisodes ici-même.

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Bien que ce blog ait au départ surtout comme but de parler des écrits de son auteur (c'est à dire moi :p), il est ouvert à des contributions extérieures si vous vous en sentez l'envie, que ce soit pour des critiques, nouvelles, etc. Si ça vous intéresse, vous pouvez écrire à blog at reveries pouhain info

Grève, mon général

Voilà un petit texte que j'avais écrit une fois, et qui ne vole pas bien haut, mais qui est peut-être amusant. Ou pas.


Le colonel Colin regardait les déserteurs alignés contre le mur lorsqu’il s’aperçut de la présence de la femme, au bord de son champ de vision.

Du moins, il pensait que c’était une femme, mais elle avait un physique plutôt androgyne. Si le colonel Colin ne l’avait jamais vue par le passé, il se serait demandé ce qu’elle faisait là, mais il avait déjà eu l’occasion de la croiser de nombreuses fois sur le champ de bataille. Quand bien même cela n’aurait pas été le cas, le fait qu’elle était appuyée contre une faux dont la lame était au sol aurait pu lui donner une idée de son identité.

Le colonel Colin se rappelait avec beaucoup de détails la première fois qu’il avait vu la Mort. C’était pendant son service militaire, lorsqu’il avait abattu un terroriste du coin qui voulait s’en prendre à son régiment avec un cocktail molotov. Il n’avait aperçu la Faucheuse que pendant peut-être un quart de seconde, mais l’image s’était gravée sur sa rétine à vie, et il n’avait jamais douté de ce qu’il avait vu.

Au cours de sa carrière militaire, il l’avait recroisée à de nombreuses reprises. Pour ce qu’il en savait, il était le seul à être capable de la voir. Il considérait cela comme une sorte de privilège, et aimait à penser qu’il avait une sorte de lien avec elle, peut-être en raison du nombre importants d’ennemis qu’il lui avait envoyé.

Pour cette raison, le colonel sourit brièvement en voyant la Faucheuse assister à l’exécution, puis il se mit à lister les noms des déserteurs et les raisons de leur condamnation.

Ils étaient environ une vingtaine. Non seulement ils avaient refusé de se battre, mais avaient carrément sympathisé avec les soldats ennemis. Le colonel prononça quelques phrases dont il fut assez fier pour condamner les traîtres à leur patrie, puis il donna l’ordre d’exécution.

Un des condamnés, plus brave ou plus illuminé que les autres, commença à répondre :

« Je pisse sur la patrie ! Tous les hommes sont... »

Mais il n’eut pas le temps de terminer sa phrase car une balle l’atteignit entre les deux yeux, et il s’écroula.

Le colonel jeta un coup d’÷il satisfait et s’apprêtait à donner l’ordre de ramasser les cadavres lorsqu’il entendit :

« ... frères. Si les voleurs qui sont au pouvoir... »

Il y eut de nouvelles détonation, et le condamné qui avait manifestement du mal à mourir se tut à nouveau. Avant de reprendre, en commençant à se relever :

« ... veulent piller un autre pays, qu’ils le fassent... »

Nouvelle salve. Le colonel constata avec horreur que l’homme n’était pas le seul à se relever, mais que tous les condamnés semblaient encore en vie, malgré les trous dans leur peau et le sang qui coulait de partout.

« ... eux-même », termina l’homme, non sans difficulté, car une balle lui avait perforé la gorge.

Il était maintenant debout, tandis que les autres condamnés finissaient de se relever. Un certain nombre des soldats qui avaient assisté au spectacle avaient déjà lâché leur arme et pris leurs jambes à leur cou.

Le colonel Colin alla se planter en face de la Mort, qui était toujours appuyée contre sa faux, et lui demanda :

« Bon sang ! Qu’est-ce qu’il se passe ? Pourquoi ils ne meurent pas ?

— Vous pouvez me voir ? demanda la Mort, manifestement étonnée.

— Évidemment, sinon je ne vous parlerais pas ! s’emporta le colonel. Qu’est-ce qu’il se passe ?

— Il se passe, expliqua calmement la Mort, que je suis en grève.

— Quoi ? fit le colonel. Vous ne pouvez pas !

— Si, je peux. Vous savez combien de morts vous m’avez envoyés depuis les cinq dernières années ? Vous avez idée du travail que ça demande ? Alors, voilà. Je suis en grève. »

Les morts, ou en tout cas ceux qui auraient du l’être, s’approchaient lentement du colonel, mais celui-ci ne leur prêta pas attention.

« Vous n’avez pas le droit ! s’emporta le colonel alors qu’un non-mort posait sa main sur mon épaule. Je vous ordonne de reprendre le travail !

— Oh ? fit la Mort. Vous m’ordonnez ? Dans ce cas, d’accord. »

Elle s’empara de sa faux au moment précis ou un non-mort mordait le colonel au cou.


*****

Au front, comme ailleurs, les morts se lèvent maintenant en masse. Les deux armées ont commencé à reculer, déconcertés. Il est difficile de dire comment les choses vont tourner. Peut-être que les deux armées, hier ennemies vont s’allier pour éliminer leurs morts, ou peut-être qu’une entité supérieure réussira à convaincra la Mort de reprendre le travail.

En attendant, celle-ci se trouve plutôt heureuse, au milieu de tous ces cadavres ambulants, parce que, même s’ils n’ont pas énormément de conversation, au moins ils semblent la voir, ce qui est toujours mieux qu’avant.

Parfois, enthousiasmée par sa toute nouvelle liberté, la Mort lève sa faux en l’air et crie :

« Tous ensemble ! Tous ensemble ! »

Et les morts répondent en choeur quelque chose comme :

« Huurrr, hurrrr ! »

dimanche 17 septembre 2006

A scanner darkly

Hier, je suis allé voir «A scanner darkly», tiré du roman éponyme de Philip K Dick, Substance Mort (éponyme en anglais seulement :p).

Ça raconte l'histoire, dans un futur proche, d'un agent des Stups infiltré, Fred, alias Bob, qui va, lorsqu'on lui demande de se surveiller lui-même, commencer à ne plus faire la différence entre ses deux «personalités».

L'histoire est racontée, je trouve, de manière un peu bizarre. C'est à dire, que dans un roman/film policier classique, un «thriller», on n'apprendrait peut-être qu'à la fin que ce sont les mêmes personnes, un peu comme dans Fight Club ou d'autres films du genre. Il y aurait une vraie enquête, du suspens, etc. Là, ben, pas vraiment. On connaît pratiquement tous les éléments dès le début, et l'accent est plutôt mis sur l'ambiance, la façon dont le héros sombre, tandis que la partie «policière» est très secondaire, en fait. On passe de scènes très drôles à des passages angoissants ou effrayants, et puis on en sort un peu déprimé (enfin, moi en tout cas, mais il m'en faut peu pour déprimer quand je vois un film ^ ^)

Bon, ça c'est pour le fond. Pour la forme... ben, c'est plus que bizarre. C'est un film, et non pas un dessin animé comme on pourrait le croire en voyant certaines, mais l'image a été transformée par rotoscopie (je crois que c'est le terme). Ça donne un côté space qui va très bien au film et qui «passe» quand même très bien.

Bref, un film qui vaut le détour, et qui change par rapport aux block-busters classiques, même si y'a quelques passages (à mon goût) un peu long.

mercredi 13 septembre 2006

Retrospective - Blanc ou noir

Comme je ne savais pas trop sur quoi «bloguer», je me suis dit que ça pourrait être marrant que je parle un peu des textes que j'ai déjà écrits. Enfin, marrant, pour le lecteur je ne sais pas, mais pour moi, en tout cas.

Donc, aujourd'hui, ce sera sur Blanc ou Noir - alias Noir & Blanc dans sa nouvelle version. Même si je ne vais pas faire une étude de texte trop détaillée, il n'est pas impossible que je spoile un peu, alors si vous ne l'avez pas lue, vous devriez peut-être aller lire cette nouvelle avant. En plus elle est bien. Si, si.

Blanc ou noir

Blanc ou Noir a été ma première véritable expérience avec l'écriture, ça remonte à maintenant cinq ans. J'étais fan du jeu de rôles In Nomine Satanis / Magna Veritas. À l'époque j'expliquais un peu ce texte de la façon suivante :

L'idée originale de cette nouvelle m'est venue au cours du mois de Juillet 2001, en Espagne, durant un stage ouvrier (l'ennui est souvent une très bonne source d'imagination). Il devait au départ s'agir d'un scénario pour INS/MV, puis la forme a évolué au fur et à mesure.

J'ai d'abord élaboré une vague idée du scénario, puis j'ai créé les personnages (avec les règles d'INS/MV...), et ensuite... et bien, je les ai laissés se débrouiller seuls, et je me suis contenté de retranscrire le résultat.

Oui, j'avais _vraiment_ créé les feuilles de personnage. Ce qui expliquait le nombre de description du genre «il avait 3 points en apparence.»

L'histoire racontait, pour simplifier, la rencontre entre Max, un flic, et Laura, démone. Max découvrait petit à petit la lutte entre le Bien et le Mal et se rangeait du côté du Bien, mais finalement on découvrait à la fin que Laura n'était pas vraiment méchante et qu'en fait c'était des vilains Anges fachos qui avaient fait le coup.

Ça faisait 40 pages en tout et ça n'était certainement pas d'un très haut niveau, mais bon, c'était mes débuts, alors à l'époque j'avais des excuses.

Le pire, je crois, n'était pas tant au niveau du fond que de la forme. Quoique non, le pire, c'est que je ne me suis pas énormément amélioré depuis ^ ^

Pour les curieux, le texte d'origine est toujours disponible ici.

Noir & Blanc

J'ai finalement réécrit Blanc ou Noir en Noir & Blanc, en 2004, si je ne me trompe pas. Je l'ai fait parce que je n'étais pas très heureux du texte de départ, mais la réécriture ne m'a, à vrai dire, pas beaucoup plus plu, et j'ai encore retravaillé pas mal de temps dessus avant d'avoir quelque chose qui m'aille à peu près. Pour l'instant. Même si je trouve que ce n'est pas mon meilleur texte.

La réécriture a changé un certain nombre de choses, et a pour commencé enlevé toutes les références à INS/MV. L'univers dans lequel évolue Laura étant dorénavant assez différent de celui de départ. Le policier héros est devenue Mélanie, ennemie d'enfance de Laura.

Noir & Blanc a été «pensé» juste après Delirium / L'ange du chaos et écrit au momet où je préparais Elfe noire, Démon rouge (à l'époque nommé «l'n+1ème prophétie»). Ce qui explique à la fois qu'on retrouve Mélanie dans le premier et, surtout, que le couple Mélanie-Laura ait un certain nombre de points communs avec le couple Kalia-Axelle. La première version a été écrite très rapidement, mais, hélas, n'était pas encore terrible. Il y a ensuite un ou deux remaniements, et puis une réécriture plus importante, où Noir & Blanc est passé à la première personne, raconté par Mélanie. C'était, à vrai dire, en quelque sorte, une expérience ; j'avais déjà écrit Delirium à la première personne, mais le style de Noir & Blanc est assez différent, puisque j'ai cherché à donner un côté «polar».

Le monde a aussi changé durant les réécritures ; au départ, dans Blanc ou Noir, les Anges et les Démons ne sont pas connus du grand public. Au départ je voulais garder ça tel quel, mais le problème était de gérer le fait que Mélanie apprenne quand même des choses qui doivent grandement modifier sa façon de penser. J'ai finalement résolu ça en rendant les Anges et les Démons connus de tous.

Significations

Et maintenant, pour la partie auto-psychanalyse.

Je me suis rendu compte - ou, à vrai dire, je m'en étais déjà rendu compte avant - que les Anges ou les Démons et le thème de la guerre du bien contre le mal revenaient souvent dans mes textes (et même sans compter ceux où il n'y a que Laura). Quelle signification ça peut bien avoir pour moi ?

En dehors de la plus évidente, c'est à dire que le bien contre le mal représente le bien contre le mal, j'imagine qu'il y a quelques significations profondes potentielles. La plus «consciente» et qui remonte, pour autant que je me souvienne correctement, avant l'écriture de «Blanc ou Noir» est que cela représente la vieille division de la guerre froide capitalisme contre stalinisme[1]. Maintenant, on peut se demander : pourquoi cette vieille schématisation alors que, quand le mur de Berlin est tombé, je n'avais même pas dix ans ?

Je répondrais bien, bêtement : parce que je suis communiste, ce qui du coup fait sans doute que je me pose des questions à ce sujet ; cela dit, Blanc ou Noir a été écrit avant que ça ne me vienne vraiment. Encore que, la «morale[2]» de Blanc ou Noir était, en gros, «centriste» ou, en tout cas, «modérée» : «le blanc ou le noir pur c'est pas bien, tout est en nuance de gris» ; tandis que celle de Noir & Blanc réécrit serait plutôt «les deux reviennent au même, ni Ciel, ni Enfer, socialisme international». En carricaturant, évidemment, et j'imagine qu'on pourrait tout aussi bien voir comme morale «la non-violence, c'est mal» ou «les gentils gagnent».

Bien sûr, les anges et les démons ne représentent pas que ça ; parmi les autres thèmes qui ont dû influencer se trouve sans doute le fait que Bush ait promis, après les attentats du 11 septembre, de mener une guerre monumentale entre le Bien et le Mal.

Cela dit, je pense que la raison principale qui fait qu'on retrouve des anges et des démons (surtout des démons, d'ailleurs) dans la plupart de mes textes reste fondamentalement que j'aime bien ces bestioles, des cornes à la queue fourchue.

Conclusion

J'ai toujours du mal à savoir quoi penser de Noir & Blanc. Malgré ses réécritures, j'en suis toujours pas tout à fait satisfait ; malgé ça, il y a aussi pas mal de côtés que j'aime bien. C'est dur à dire. Je suppose qu'il faudra que je le réécrive encore un de ces quatre ^ ^

Notes

[1] Maintenant, je ne saurais pas bien dire si le Bien représente le capitalisme et le Mal le stalinisme, ou l'inverse.

[2] Pour autant qu'on puisse parler de morale ; et ce n'est pas forcément ce qu'en verront les lecteurs du texte. Mais, disons «morale» que j'avais à l'esprit en écrivant

jeudi 7 septembre 2006

Je ne suis définitivement pas un graphiste

J'ai beau essayé de faire une couverture correcte pour Elfe noire, Démon rouge, et bien, j'ai un peu de mal, et ce n'est définitivement pas mon domaine.

Read next

mercredi 6 septembre 2006

Les ch'tits hommes libres (Terry Pratchett)

Les ch'tits hommes libres (The Wee Free Men) est un roman du Disque-Monde ciblé «jeunesse» - mais qui sera, je pense, apprécié par des gens de tous les âges - qui raconte l'histoire d'une jeune fille de 9 ans décidée à devenir sorcière, Tiphaine Patraque, qui part chercher son frère enlevé armée d'une poèle à frire et accompagné des Nac Mac Feegle, petits hommes bagarreurs à la peau bleue.

Je dois dire que le côté «jeunesse» ne me donnait pas forcément au départ spécialement envie de lire ce bouquin (c'est à dire que si ça n'avait pas été un Disque-Monde, je ne l'aurais probablement pas acheté). En fait il est vraiment bien écrit, intéressant, drôle, quoique parfois effrayant (mais d'un autre côté il m'en faut assez peu pour ça) et donc, comme la plupart (voire la totalité) des Disque-Monde, permet de passer vraiment un bon moment à le lire et à le relire.

Accessoirement, comme ce roman n'introduit que des personnages «nouveaux» (sauf une ou deux apparitions ponctuelles en guest-star), il a l'avantage d'être facile à comprendre même pour quelqu'un qui n'a jamais lu un Disque-Monde et qui voudrait s'y mettre :)

Mise à jour

Comme vous pouvez le constater, j'ai «transformé» l'ancien blog consacré à Elfe noire, Démon rouge en «Rêveries en direct» (parce que «EN DiRect» ça permet vaguement de justifier le sous-domaine en endr.reveries.info :P).

Si vous avez des commentaires sur le style, je prends.

dimanche 3 septembre 2006

Et maintenant....

Maintenant qu'«Elfe noire, Démon rouge» est terminé et disponible ici (même si il y aurait toujours besoin de relectures), j'aimerais faire un petit bilan de ce blog et expliquer ce que ça va devenir.

Évidemment, si vous avez des remarques là-dessus, elles sont les bienvenues ^ ^

Bilan

L'objectif initial de ce blog était de publier «Elfe noire, Démon rouge» par épisodes, de manière régulière. Globalement, je pense que ça a été accompli, même si ça a été plus lent que prévu, à la fois parce que je n'ai pas réussi à tenir le rythme pendant certaines périodes (il y a eu plusieurs mois sans mises à jour) et parce que j'ai mis plus de trucs que prévu dedans (je prévoyais 40 épisodes au départ, il y en a eu 55).

Au niveau de la qualité, je suis assez satisfait du résultat, même si j'ai dû pas mal modifier par rapport aux épisodes tels que publiés ici. Bien sûr, je ne suis pas forcément le mieux placé pour juger de ça ^ ^. Mais en tout cas, j'aurais tendance à préférer ça à mes textes précédents.

Et maintenant

Elfe noire, Démon rouge

Ce roman est dorénavant mis en ligne sur le site Rêveries (j'avais envisagé de faire un site indépendant, mais ça demande plus de boulot et ça n'apporte, je pense, pas grand chose. Ce roman sera aussi disponible en version papier grâce aux services d'impression à la demande de Lulu. (Il l'est déjà actuellement, mais, à moins que vous n'ayez envie de participer aux relectures, je vous conseille plutôt d'attendre la version «définitive» ^ ^)

Le blog

En ce qui concerne ce blog, étant donné que je ne compte pas écrire une suite immédiatement, il n'a pas plus vraiment lieu de garder sa version actuelle. Il va donc évoluer pour être plus intégré à rêveries, et servira notamment à présenter les nouveaux textes et nouveautés du site. J'espère pouvoir faire ça dans pas trop longtemps ^ ^